Nous sommes maintenant mi-juillet, et je viens d’acheter une housse pour vélo faite pour contenir un VTT de descente. Après quelques essais, et même s’il me faut laisser le porte-bagage avant au placard, il ne faut pas trop de temps pour emballer mon Surly. Du coup, hop, c’est parti pour une balade du dimanche avec mon collègue Mike.

Comme il fait méga-chaud à Nagoya (plus de trente degrés et une moiteur pas agréable), on se décide pour aller au bord de l’eau, au lac Biwa, à une demi-heure de Shinkansen au nord-ouest de Nagoya.

Chrono en main, il m’a fallu 15 minutes pour mettre le vélo dans le sac, et 10 pour le remonter. Mmh, ça fait 50 minutes dans la journée (eh oui faut bien revenir), pas top, pourvu que ça en vaille le coup (et que je raccourcisse ça rapidement) !

Marins d'eau douce

L’eau est plutôt chaude, la vue est sympa, c’est plutôt top !

Et la réponse est positive ; une fois au bord du lac, on voit que la carte n’a pas menti. C’est grand comme lac, et la route qui longe le rivage est agréable et n’est pas interrompue en permanence par des feux ou des croisements.

Le vent n'est pas en train de nous aider

C’est tellement joli qu’on en oublie de pester contre le vent !

Il y a une quarantaine de kilomètres entre la gare TGV et les massifs qui plongent dans le nord du lac Biwa ; on aura peut-être moins de vent là-bas ?

C'est vert, ça change de la ville

C’est vert, ça change de la ville

De loin en loin, des petites réserves sont disposées dans les marais du rivage. C’est très vert, ça grouille ! On voit que le climat est tropical !

Observatoire aux oiseaux

Observatoire aux oiseaux

Pour aborder les massifs (et trouver à manger pour le repas du midi), on repasse un peu dans les terres. La route est quasi-déserte, son revêtement est très bon, et le vent est de dos : on se sent bons, on se sent forts, tout cela fait beaucoup de bien à nos petits egos 😉

Le riz commence à murrir

Et le riz commence à mûrir

Une fois au bout du massif, il faut monter… et là, surprise ! La route qui fait le tour du massif est à sens unique ! Et si on voulait respecter le panneau, il faudrait faire tout le tour, en commençant par redescendre, via un tunnel, au niveau du lac… et donc perdre presque 30 minutes de grimpette. En tant que bons cyclistes, ceci est hors de question, on continue donc à contre-sens. C’est bizarre, d’ailleurs, car la route est taillée pour du double-sens, et d’anciennes peintures attestent de cet usage… quelle est donc la raison qui a amené cette modification ?

La réponse vient vite : les peintures amènent les voitures à rouler loin du côté de la montagne (et donc à rouler côté ravin), et à certains endroits, une paroi en acier est dressée au milieu de la route pour arrêter les éboulis, et de sacrés talus se sont formés derrière.

Conclusion : maintenir une route à double sens demande, par endroits, trop d’aménagements, et il semble donc raisonnable, pour cette route uniquement touristique (on n’y a pas croisé un seul village), de la passer à sens unique. Pfffh, z’auraient pu penser à autoriser les cyclistes dans l’autre sens quand même…

Mike

Mike

Petit bonus, juste au moment où on commençait à désespérer d’avoir un point de vue à travers la forêt : une route-parking part sur la droite, et semble mener à une aire de repos. Ça monte raide, mais ça vaut le détour : c’est effectivement une aire de repos, qui est très bien entretenue bien qu’elle semble maintenant servir de dépôt de matériel routier, et la vue est magnifique ! Et surtout, puisqu’il y a une barrière au début de la route et qu’il faut marcher un peu, personne ne vient nous déranger. Dit autrement, on a trouvé un bivouac du tonnerre, et il faudra penser à y retourner 🙂

gnié soleil dans la tronche :-/

gnié soleil dans la tronche :-/

Et voilà, première belle sortie vélo depuis six mois, il est temps de faire demi-tour, en commençant par une descente express malgré les bandes rugueuses dans les virages.

À l’arrivée à la gare, un train s’apprête à partir dans le sens qui nous intéresse, mais il nous faut encore emballer les vélos. On commence donc à s’y mettre doucement sur le quai, étalant tranquillement housses, sangles et clés allens, quant le chauffeur du train nous demande de nous dépêcher un peu : c’est que, il nous attend pour partir, et il nous demande donc de finir d’emballer dans le train ! Trop bien, on peut donc embarquer direct, du coup on gagne 30 minutes sur le premier train, et plus d’une heure au total puisqu’on pourra prendre un Shinkansen sans avoir à trop attendre. Trop sympa ces cheminots japonais !

Au global, une super sortie qui fait grand bien, et qui valide totalement l’usage de la housse de vélo et du train. Youpi ! B)