Et donc, pour clore proprement cette désillusion, voici le récit de la première tentative de sortie vélo depuis Kanayama, là où j’habitais encore jusqu’à mi-juillet, vers les forêts à l’est de la ville de Toyota.

Pas de photo pour tout le début de la journée : c’est de la ville, de la ville, de la ville, pendant des kilomètres ; et de la ville avec des feux à chaque carrefour, pas vraiment de piste cyclable, et qui laisse le choix entre le traffic routier et les raccords de trottoir incessant, avec de toute façon des arrêts tous les 300m.

Enfin, de la piste !

Enfin, de la piste !

Il aura fallu de longs kilomètres

Il aura fallu de longs kilomètres

Il fait très chaud ce jour-là ; même si l’on n’est que mi-mai, il est très agréable de rouler sur un chemin en terre et dans la fraîcheur de l’ombre sylvestre.

... mais en fait, c'est l'échec !

… mais en fait, c’est l’échec !

Eh oui ! Une barrière sans moyen facile de passer, surtout que je ne savais pas trop où ça allait. Grr, il ne me reste donc qu’à faire le tour du massif forestier en suivant la départementale. Plus loin, je passe devant l’entrée du site : c’est en fait une université, c’est grandiose mais j’ai quand même l’impression que ça en fait un peu trop !

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Entrée de l’université

Toujours un peu plus loin, alors que j’approche de la montagne dont j’envisageais d’aller voir le sommet (le mont Sanage 猿投山), la route devient enfin très très sympa !

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Entrée de temple

En attendant d'être plantées, les pousses de riz prennent le soleil

En attendant d’être plantées, les pousses de riz prennent le soleil

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enfin, de la petite route !

Et surtout, enfin de la petite route !

Puis le bitume s’arrête, et la petite route laisse la place à une piste forestière. C’est pentu mais c’est très sympa, et surtout, c’est encore plus calme, et il fait frais, aaaah !

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Youhouh, de la piste !

Ça ravine un peu

Tiens, ça ravine un peu

Là aussi ça ravine légèrement

Là aussi ça ravine légèrement

Les kilomètres s’enchaînent à une pente de 5 à 8%, c’est trop bien, et c’est alors que le bruit de moteurs commence à se faire entendre…

Génial, faut croire que y'a pas assez de voitures en ville

Génial, faut croire que y’a pas assez de voitures en ville

Eh oui, la section locale des 4×4 s’amuse ! Ça fait plein de bruit, ça pue, et surtout ça fait bien c**** de tomber là-dessus…

Et évidemment, ça prend le temps de papoter...

Et évidemment, ça prend le temps de papoter…

Dès que je peux, je m’évade donc de cet enfer, en prenant un peu mes pieds et en portant le vélo, pour essayer de rejoindre le sommet et la potentielle vue sur les environs.

oups, vélos interdits !

Mais, oups, vélos interdits !

En plus du panneau, c’est surtout la pente qui me fait renoncer. Et puis y’a de grandes chances, de toute manière, que la forêt ne laisse pas le regard embrasser le paysage. Et enfin, la descente, très raide et sur terrain mauvais, est un calvaire avec le vélo à retenir. Mais au moins, c’est calme.

Reste enfin le retour, encore 25 km de ville, de feux, de trottoirs. Argh !