Après les photos de week-end à Tokyo et de balades à Nagoya, voici venu le moment de s’occuper des photos de randonnée ; comme pour les week-ends à Tokyo, ça s’étale en fait sur un bon gros mois, depuis mi-avril en gros. Depuis, je suis allé randonner quatre fois, et voici le récit du premier épisode.

Donc, de Magome à Tsumago, sur 8 km, l’ancienne route postale des temps médiévaux a été un peu réhabilitée. Cette route postale, la Nakasendo, reliait Nagoya à Edo (ancien nom de Tokyo), à travers le terrain plutôt escarpé des alpes de la région du Chubu. Faut dire que l’itinéraire a fait au plus simple : aujourd’hui, si l’autoroute ou le train ne passent pas par ce trajet, c’est grâce à de longs et nombreux tunnels.

Le trajet ressemble en gros à ça :

(Goo-gueule ne connaissant pas tous les chemins, pour ceux qui voudraient faire la même balade, ne suivez pas cette trace aveuglément : allez plutôt demander une carte à l’office du tourisme de Nakatsugawa)

Et c’est donc par un jour où la météo semblait annoncer un temps plutôt agréable que je pris le train vers le nord-est, sur la ligne allant vers Tokyo via les montagnes, la ligne Chûô.

À Nakatsugawa, descente du train, et c’est le début de la marche dans la ville puis les petits hameaux. Marchant le long de la petite route qui croise régulièrement l’autoroute, montant et descendant au gré des collines et des passerelles sur la route nationale voisine, ça n’en finit pas d’arriver à Magome.

Ça fait comme une tête de bonhomme

Ça fait comme une tête de bonhomme

Oh la belle campagne !

Oh la belle campagne !

Après bien 8km de campagne, où l’on m’a donné un parapluie (qui m’a bien servi) alors que j’allais justement en acheter un au magasin du coin, j’arrive enfin à Magome. Ancienne poste il y a quelques siècles, les maisons anciennes sont présentes, les touristes aussi, et le tout a été travaillé pour ne pas faire trop moderne, pour faire « authentique ». C’est pas mal réussi, mais après le calme de la campagne, l’arrivée dans une ville où les bus, même par ce jour de mauvais temps, laissent des touristes par paquets de 50 gâche un peu le plaisir ! (Certains me diraient que c’est comme ça, le Japon. Arf.)

Jolies couleurs sous un ciel gris

Jolies couleurs sous un ciel gris

Il suffit cependant de dépasser la ville pour retrouver tout le calme de ce jour au temps maussade.

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Point d’observation sur le mont Enna, puisqu’il fait moche. (attention jeu de mot !)

Route pavée, datant de 200 ans à peu près

Route pavée, sur un tronçon récemment refait

Le col, maintenant emprunté par la route

Le col, maintenant emprunté par la route

Côté Magome, la route pavée a été, à quelques endroits, retrouvée et réhabilitée, mais c’est en grande partie un chemin récent que l’on trouve, serpentant à travers les bois. Côté Tsumago, c’est plus un sentier qui s’offre au randonneur, dans les bois et toujours sous la pluie.

Maison-entreprot permettant au voyageur de se reposer quelques instants

Maison-entreprot permettant au voyageur de se reposer quelques instants

Tsumago, autre village sympathique

Tsumago, autre village sympathique

Ici les cerisiers ont une bonne semaine de décalage par rapport à Nagoya

Ici les cerisiers ont une bonne semaine de décalage par rapport à Nagoya

Et paf, me voilà à Nagiso, et l’aventure ferroviaire commence alors : mon application de train m’avait laissé entendre que je pouvais arriver directement à Nagoya en prenant un train, mais c’était faux : le train que j’ai pris est arrivé à Nakatsugawa, a fait quelques minutes de pause, puis a gaiement fait demi-tour… Damned ! Il a donc fallu revenir jusque Nagiso (tour gratuit) pour reprendre un train pour Nakatsugawa, le bon cette fois-ci, le tout en se faisant aider par quelques passager et sans que le conducteur de train ne me fasse payer les trajets supplémentaires. Difficultés pas trop difficiles, mais après 25 km sous la pluie, je m’en serais bien passé, j’avoue.

(prochains récits : randonnée dans les bois, randonnée dans les cailloux, stay tuned !)