Ou « goludén ouikou » si on est japonais. Pour rappel, c’est un enchaînement de quatre jours fériés, du 1er au 6 mai, et j’en ai profité pour aller à « Mood for Swing », le plus gros événement swing du Japon, avec trois soirées avec orchestre, des cours, bref un week-end de stage !

Puisque le dernier passage à Tokyo m’avait surtout permis de glander au parc et de passer des heures dans le train, j’avais espéré deux choses :

  • en faisant bien gaffe de réserver un appart à Shibuya, j’aurais été à un endroit qui limite énormément les correspondances ferroviaires, et j’aurais arrêté de passer mon temps dans le train ;
  • en ne prenant pas le cours (solo charleston, 6h en deux jours ? euh bof…), j’aurais eu du temps pour visiter quelques trucs.

Eh bien, cher lecteur, ça a été un échec croisé. Détaillons la séquence ensemble :

  • impossible de trouver un endroit où dormir à Shibuya : tous les japonais étant en vacances à ce moment-là, certes beaucoup partent de Tokyo, mais beaucoup en profitent aussi pour visiter, et donc les hôtels sont pleins à craquer. Ne restaient que des piaules chez le particulier à 150€ la nuit, ou des chambres d’hôtel à 1000€ la nuit. Certes, le premier aurait sans doute été chaleureux, et le deuxième aurait certainement marié avec goût le confort, la qualité du service et une jolie vue sur la ville, mais l’une comme l’autre de ces « solutions » ne me semblait vraiment pas terrible.
  • En en parlant à une danseuse de Nagoya, j’ai été présenté à un couple de danseurs de Yokohama (une ville juste au sud de Tokyo) qui veut bien m’accueillir. Cool ! Sympa ! Et en plus, il semble qu’il y a une ligne directe de Yokohama jusque Shibuya ! J’ai pas mis longtemps à confirmer ma venue.
  • Mais une fois sur place, il faut se rendre à l’évidence : il y a une correspondance entre la gare proche de leur maison et Shibuya, avec pas mal de marche pour le transfert (compagnies différentes…), résultat il y en a pour une heure de train pour commencer à arriver dans Tokyo !

Bref, pour le côté visite, ça a été très simple : samedi j’ai faire semblant de visiter un temple, dans une ville à trente minutes de train au sud, où j’ai encore galéré pour être certain de pas me gourrer de train en rentrant.

Temple de Kamakura

Temple de Kamakura

Puis j’ai été dans un parc dimanche, où j’ai lu et j’ai dormi.

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Ueno parc : on a l’impression que c’est un parc, mais par endroit il vaudrait mieux parler de quelques arbres disposés au milieu d’une immense surface piétonnière.

Prière du nain à la porte du temple

Prière du nain à la porte du temple

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Une très sympa expo florale dans Ueno parc

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de droite à gauche : un temple, des immeubles construits, des grues qui construisent d’autres immeubles. Là encore, le Japon.

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Iris japonais

Les vœux

Les vœux (faut cliquer sur l’image, on peut en lire pas mal en français !)

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Pagode à cinq étages

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Au hasard des rues

Non loin de Shibuya

Non loin de Shibuya, un nom qui rappelle le pays

Et puis lundi, j’ai été dans un parc, où j’ai lu et j’ai dormi. C’était bien aussi, mais au final j’ai comme l’impression que j’ai raté ma mission de touriste !

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Il faut frais, il y a du vent, il fait moins de 30°C, je revis !

Port de Yokohama

Port de Yokohama

À Yokohama aussi, c'est la fête de la bière !

À Yokohama aussi, c’est la fête de la bière !

Pour parler maintenant du côté danse, c’était vraiment cool : y’avait pas mal de danseurs, le niveau était bon, la prof, Ksenia Parkhatskaya (Russie), est complètement barge (et je vous conseille de passer un peu de temps sur son site, y’a vraiment des trucs incroyables), les salles étaient top, bref super cocktail !

Samedi soir donc, c’était à l’endroit que j’avais failli ne jamais atteindre la dernière fois, avec un orchestre pour animer, nickel.

Bordel ! Je suis arrivé en train à un 5ème sous-soul !

Bordel ! Je suis arrivé en train à un 5ème sous-sol ! Et là, ce n’est que la coupe verticale du sous-sol : y’a d’autres souterrains en parallèles, et y’a aussi des lignes de train qui sont aériennes, et bien sûr il y a aussi des correspondances avec le métro… Pas étonnant que je galère !

Dimanche soir, y’avait deux soirées consécutives : la première en fin d’après-midi (17h-21h), dans le « sky hall » du bâtiment d’une mairie locale, à l’ouest de Shinjuku. Parquet quasi parfait, Jack & Jill d’un niveau excellent (j’ai quand même essayé, arf pas passé le premier tour !), c’était la classe à Dallas.

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en descendant du train

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Tiens, mais quelle est donc la vue que propose cette fenêtre, alors que l’inconfort m’habite ?

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Mais oui, ce sont bien les gratte-ciels de Shinjuku ! (pense-je alors que l’inconfort me quitte)

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Finale Jack & Jill (ou plutôt, comme on dit quand on est japonais et qu’on a du respect pour les personnes, « Jack-san & Jill-san »)

Et encore, j’ai pas pris de photo qui rende bien, mais un peu plus tard dans la soirée, d’un côté la lune s’est levée sur la « skyline », et de l’autre côté, on devinait le Mont Fuji. La classe je vous dit !

Vue depuis la salle de danse

Plus tard dans la soirée, toujours dans la même salle

La seconde soirée du dimanche a, elle, duré du dernier train au premier train (oui oui, de 23h30 à 5h), autant vous dire que le retour à Yokohama a été rude. Là aussi il y a eu un orchestre, avec un pianiste déchaîné, c’était génial. Génial certes, mais également fatiguant, le thème musical allant de « boogie woogie endiablé » à « charleston entraînant », pas facile de danser sans devoir tout donner !

Lundi, le programme a donc été très simple : marche tranquille au port de Yokohama (cf photos au-dessus), puis dodo sur la pelouse au bord de l’eau, puis marche + train + marche pour correspondance + train + marche jusqu’à la salle de danse (la même que celle du matin). Ouf. Encore deux heures de ma vie de passées dans un train, heureusement que j’avais pris de la lecture !

Dernier jour, mardi, difficile de s’extraire du lit… Retour en train à Nagoya, bonne sieste, et il est déjà temps de donner une petite initiation blues aux danseurs de Nagoya.

Mais ceci est une autre histoire !